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Le pouvoir du consommateur

La presse s'en fait l'écho : les oeufs de poules en cages ne seront bientôt qu'un mauvais souvenir. Bientôt, c'est en 2025, les progrès sont lents, il y a une forte inertie. Et il y aura toujours des poules entassées au sol, sans lunmière du jour. Saluons malgré tout cette promesse de progrès, toujours bonne à engranger. Cette évolution est due à la pression des consommateurs, interpellés par des scandales sur la maltraitance des poules. Le consommateur aurait donc du pouvoir ? Pour cela, il lui faut des repères. Comment savoir si tel ou tel produit est bon ppur l'environnement, au-delà des labels bio ou équivalents ? Et encore, le label bio ne donne pas de bilan environnemental, et un produit bio importé d'Amérique latine est sans doute bien plus pénalisant pour la planète que le même sans label cultivé et vendu par un maraîcher près de chez vous. Donner des repères au consommateur, pour qu'il puisse exercer son pouvoir de choisir. Des enquêtes récentes publiées par le ministère de l'Environnement montrent qu'une partie significative des consommateurs est prête à payer plus cher des produits "bons pour l'environnement", et qu'elle souhaitent que l'étiquetage des produits donne des informations sur leur bilan environnemental. Les lois Grenelle avaient même prévu cet affichage, mais il n'y a eu jusqu'à présent que quelques expérimentations, dans les années 2011-12, avec 168 entreprises. Cet étiquettage n'est pas simple, car il y a de nombreux paramètres, énergie, eau, biodiversité, etc, et l'information devient vite complexe et incompréhensible. Une indication simple et juste, ce n'est pas évident à fournir. Plusieurs secteurs d'activité, le textile, l'ameublement et l'hotellerie s'apprêtent malgré tout à se lancer dans cette aventure. Bravo ! En ces temps électoraux, rendre le pouvoir au consommateur n'est pas anodin. Une manière originale de voter "avec les pieds".

Edito du 11 janvier 2017

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