rénovation

Adaptation

adaptation1Nous n'héritons peut-être pas de la Terre de nos aïeux, mais du fruit de leur intelligence, de leur sensibilité, de leur travail. Des vieilles choses, sans doute, mais encore riches d'un potentiel à ne pas laisser filer.

La capacité à s’adapter est une des vertus cardinales du développement durable. On en parle abondamment pour les projets, qui doivent être conçus pour s’adapter à un avenirnon écrit, et donc incertain.

Artificialisation

apprpriationLa consommation de sols pour l’urbanisation est particulièrement importante en France. La biodiversité en est la première victime, et il convient de modérer, voire de retourner cette tendance.

Il s’agit des sols. Les statistiques sont nombreuses, qui nous inquiètent sur l’avenir de cette ressource à laquelle nous devons tant de bonnes choses. Une ressource limitée, qui nous donne l’assise nécessaire aux constructions, aux routes et chemins de fer, aux usines et aux commerces, à la production agricole, à la forêt, et à la biodiversité. Ajoutons à cette liste la capacité à séquestrer du carbone, à produire de l’énergie (biomasse, capteurs solaires), à digérer nos déchets organiques et à accueillir intelligemment l’eau de pluie, la stocker ou l’infiltrer selon les cas.

Composants

La règle dite « des 3R » est bien connue pour lutter contre les diverses formes de gaspillage de ressources. Réduction, réemploi, recyclage. Ne pas consommer ce dont nous n’avons pas besoin, réemployer les produits usagés autant qu’il est possible, parfois en changeant leur destination (on parle alors de réutilisation, un autre R) et les recycler in fine. Prenons l’exemple d’une bouteille d’eau. Le mieux est de s’en passer en se servant au robinet. S’il faut une bouteille, elle peut servir plusieurs fois, c’est le réemploi, et à la fin elle casse et on recycle les débris pour refaire du calcin et à nouveau du verre.

Confinement

Un des effets du confinement a été une sensibilité accrue aux bruits. La suspension de nombreux chantiers, la chute de la circulation automobile dans les villes et des trains entre les villes et en banlieue, la fermeture des aéroports ou la forte baisse du trafic aérien : autant de causes de la baisse du niveau sonore dans les villes, qui n’est pas passé inaperçue. Il faudrait y ajouter la fermeture des bars et des restaurants, avec leurs terrasses, qui ont pu produire localement des réductions du bruit supérieur à celle des transports. Le paysage sonore des villes en a été profondément transformé. Non qu’il n’y ait plus de bruit, mais d’autres bruits. Un chercheur du CNRS à Toulouse a même été à l’origine d’un réseau international (32 pays) pour une recherche appelée « Silent.cities(1) », pour évaluer les modifications sonores pendant le confinement.

Hussard

Il faut avoir de l’ambition, pour opérer la transition vers le développement durable. Et aussi des troupes, des relais sur le terrain pour faire avancer la cause, comme les hussards noirs, les instituteurs, avaient porté la jeune 3e république.

Dans la transition à opérer, le bâtiment apparait comme un enjeu central.  Lieu de vie, de travail, de loisir, le bâtiment est aussi un gros consommateur d’énergie, de matériaux, il s’insère dans les paysages, urbains ou ruraux. Avec l’alimentation, il structure notre vie. Y a-t-il des « hussards noirs » pour porter la transition dans le secteur de l’habitat et du bâtiment ?

Marketing

marketing1Il y a 20 ans, la lettre « Marketing vert » naissait sous l’impulsion d’Alain Mamou-Mani. Une association de termes antagonistes pour certains. Un mariage à risques, sans doute, mais n’est-ce pas un mariage nécessaire ?

Obligation

obligation de tourner a droite classe2 o450mmL’urgence est parfois mauvaise conseillère. Urgence climatique ou écologique. Le recours à la coercition est dans l’air. Y a-t-il une alternative à l’obligation ?

L’obligation de travaux d’économie d’énergie dans le bâtiment revient à l’ordre du jour. Une politique à haut risque, avec des dérives bien connues. Tous les moyens de détournement seront sollicités, de la paralysie au travail au noir. Et surtout, c’est l’aveu que l’Etat s’est révélé incapable de mobiliser les acteurs, de les convaincre de l’intérêt de ces travaux.
Le dernier rapport du GIEC est à la fois alarmant et constructif : Le danger se rapproche, mais nous pouvons y échapper. Parmi les mesures à prendre au plus vite figure la réduction de la consommation d’énergie, tout particulièrement dans le secteur du bâtiment. La rénovation énergétique des bâtiments représente un enjeu majeur pour le climat. Faut-il pour autant recourir à l’obligation ?

Rénovation

Mettre notre société en ordre de marche pour affronter les défis du XXIe siècle. Voilà une bonne feuille de route, qui touche notamment le bâtiment, au centre des enjeux climatique, avec un maître-mot : rénovation.

Le bâtiment, et plus particulièrement le logement et les locaux tertiaires, constituent un enjeu majeur dans la lutte contre le dérèglement climatique. Il consomme en France une petite moitié de l’énergie, et produit un quart des gaz à effet de serre. Mais son empreinte va bien au-delà. Lieu de vie et de travail, le bâtiment conditionne notre qualité de vie : santé, vie sociale, productivité du travail, résultats scolaires, équilibre psychique, etc. et il pèse lourd dans notre pouvoir d’achat. Malgré l’importance du défi climatique, ce serait une erreur de réduire la politique de la construction à cet unique aspect. Il est beaucoup plus vaste, et le volet « climat » n’est sans doute pas le premier perçu par les habitants, qui privilégient pour leur logement leur confort et leur statut social (1). 

Structure

On oppose souvent les réformes "structurelles" aux ajustements "conjoncturels". La question des structures est souvent moins visible, mais elle influence en profondeur notre avenir.

Nous parlons ici de la structure d'un corps social, et non d'un organisme Physique ou biologique.

Télétravail

teletravail frederic dupont yPxuIQdJ0bE unsplashTélé, préfixe issu du grec, est devenu un must. Ça ne date pas d’aujourd’hui. La télévision s’est imposée et a profondément changé nos modes de vie, sans doute bien plus que la télépathie qui n’a d’ailleurs pas dit son dernier mot. Et il y a le téléphone, qui nous a aussi pas mal secoués, et les télécommunications dans leur ensemble, les téléphériques, etc. Dans tous les cas, il s’agit d’abolir les distances.
Le télétravail est ainsi rendu possible par les télécommunications. Le travail à domicile existe depuis toujours, mais réservé à quelques catégories de professions, certains artisans, agriculteurs, et une forme d’industrie qui distribue le travail, comme l’horlogerie et les organismes de précision. Dans le secteur tertiaire, il se développait péniblement en France, malgré bien des résistances, mais le COVID a brusquement changé la donne.