Simplement bio, simplement bon

Valérie Cupillard
Terre vivante, 2017



Un livre de recettes, tout simplement, pour rester dans la logique du titre. Des recettes pour aider à mettre en pratique le développement durable, et bien sûr dans le plaisir. Car ce livre est aussi une démonstration que le développement durable, c’est du bien-être. Faire du bien à la planète, préserver ses ressources, réduire les émissions de toutes sortes qui dégradent les milieux et menacent les espèces, et en même temps, toujours pour rester dans l’air du temps, accroître son bien-être, se donner du plaisir, et faire aussi plaisir à ses amis, c’est à la portée de chacun. Le double dividende, il n’y a qu’à le vouloir.

Une campagne pour les fleurs sauvages

Elisabeth Trotignon
Campagne & Compagnie, 2017



Un ouvrage mêlant l’érudition et la poésie, sans compter les nombreuses photos, qui donnent la part belle au Berry, mais pas seulement. Une histoire naturelle des plantes sauvages, au sens propre puisque c’est l’histoire de nos campagnes et de nos jardins qui nous est comptée, au filtre des fleurs sauvages.

Choisir son monde

Agir au quotidien avec les entreprises sociales écologiques
Jean-Marc Borello et Hélène Le Teno
Avec la collaboration d’Anne Dhoquois
Editions de l’atelier, 2017

Choisir son monde

Comme le sous-titre l’annonce, il s’agit des entreprises sociales écologiques. Les deux à la fois. Et des entreprises qui marchent bien, avec un modèle économique solide. Nous sommes bien dans la mise en œuvre du développement durable. « Le succès de la transition écologique et solidaire repose sur l’émergence d’un nouveau type d’entreprises audacieuses et innovantes, qui mettent l’efficacité économique au service de l’intérêt général ».
L’objet de l’ouvrage est de nous montrer que « c’est possible », et que des entreprises de ce type se multiplient, dans le sillage de l’économie sociale et solidaire, qui existe depuis près de 200 ans et « représente aujourd’hui 10% des emplois et du PIB en France ».

Les jardiniers de la nature

Serge Bahuchet
Odile Jacob, 2017

jardiniers de la nature

Serge Bahuchet est ethnoécologue. Il s’intéresse aux hommes, notamment dans leurs groupes sociaux, et à la nature, plus précisément aux hommes dans la nature. Comment ils la considèrent, l’exploitent, en jouissent d’une manière ou d’une autre. Et cela dans l’histoire et la préhistoire, autant qu’on puisse le déduire d’observations sur des restes datant d’il y a quelques milliers d’années.
Ce sont les relations de l’Homme et de la nature, son milieu de vie, qui nous sont décrites en détail. Une présentation en deux parties : la principale par le volume, sur la manière dont l’Homme, depuis son apparition sur terre, s’est intégré dans son milieu, pour y trouver le gîte et le couvert, et même plus dans les représentations qu’il s’est données des éléments ; la seconde, centrée sur le monde d’aujourd’hui et la puissance des moyens d’intervention de « l’Homme moderne ». Cette deuxième partie nous touche plus particulièrement, car elle nous met devant nos responsabilités, avec la perspective de la finitude du monde.

Agriculteurs urbains

Dirigé par Guillaume Morel-Chevillet
Edition France agricole, 2017

agriculteurs urbains

C’est une véritable encyclopédie de l’agriculture urbaine qui nous est proposée. Le sous-titre, « Du balcon à la profession, découverte des pionniers de la production agricole en ville » donne l’étendue du sujet. Un état des lieux en 2017, formidablement documenté, et illustré de nombreux exemples dans des encadrés tout au long de l’ouvrage. Les innombrables références de sites Internet, qui vous permettront d’aller un peu partout dans le monde, sont à jour : elles ont été consultées récemment, et les dates du dernier contact sont mentionnées. 

Le guide illustré de l’écologie

Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate
Delachaux et Niestlé, 2017.

Un classique, une bible en quelque sorte, dont la première version date de 1996. Un ouvrage de référence, écrit au départ pour les professionnels de l’écologie et de l’aménagement, mais qui a été conçu pour les aider à communiquer avec les « profanes », si bien que lesdits profanes y trouveront aussi leur intérêt et leur plaisir. Un livre imposant mais plaisant, illustré de nombreux croquis et dessins qui nous entraînent dans l’univers de la biosphère et des écosystèmes. Les principaux chapitres sont agrémentés d’une série de « questions indiscrètes » que nous nous posons souvent, en tant que citoyens, ou simplement de curieux. Un livre qui nous donne des repères, ce qui est si important pour comprendre les phénomènes dont nous sommes témoins chaque jour.

Garden_lab

Mook
Rue de l’échiquier

garden lab 1 couleur et matire  garden lab numro 2 structures et formes 


Il s’agit d’une revue, mais aussi d’une série de livres, puisque Mook est la contraction de Magazine et de Book. Une présentation de magazine, avec des rubriques et de nombreuses illustrations, mais un contenu digne d’un livre, avec de nombreux auteurs. Un jeune mook, qui parait chaque trimestre et qui en est au numéro 3. Un mook qui « explore les jardins de demain ».
Garden_lab est en plus un site Internet, www.gardenfab.fr « boite à outils conçue par des professionnels du jardin -paysagistes, pépiniéristes, fabricants ou artisans créatifs- pour réaliser soi-même des mises en scène originales ». Mise en scène est un mot important, car il s’agit bien de mettre en valeur le végétal et la nature, sans craindre es artifices qui peuvent aider à atteindre cet objectif. Tous les jardons sont à l’honneur, notamment les jardins urbains, les petites surfaces, les jardins verticaux, les terrasses. Une mise en scène par ailleurs soucieuse d’écologie : la biodiversité est au cœur des préoccupations de la « garden_team ». Les articles sont là pour développer cette approche, où il est dit que « dans un tout petit jardin, on peut réussir un coin de nature presque sauvage où la végétation domine ».
De nombreux jardins sont ainsi explorés, des petits et des grands, en ville et à la campagne. Avec leurs particularités, leurs innovations, leurs secrets de fabrication. Les acteurs s’expriment abondamment sur leurs œuvres, et des personnalités sont interviewées longuement, c’est la marque de fabrique des mooks, leur côté « livre » qui le permet, et qui apporte de la richesse au contenu. Dans le numéro 2, été 2017, le paysagiste Jean Mus développe sa conception du métier de paysagiste, et laisse filtrer quelques confidences telles que « surprises et imperfections sont les plus belles choses de la vie ». Dans ce numéro, les graminées sont à l’honneur, dans toute leur splendeur. Dans le numéro suivant, celui de l’automne, c’est Patrick Blanc qui nous parle des plantes de sous-bois tropicaux, tout en nous faisant part de ses convictions « Plus il y a de compétition, plus la biodiversité se réduit. La compétition n’engendre ni la diversité ni l’inventivité, contrairement à ce que l’on essaie de nous faire croire dans nos civilisations ». Ce numéro d’automne centré sur le thème « ombre et lumière » nous donne aussi des idées sur l’éclairage des jardins, la nuit.
Beaucoup de photos, beaucoup de dessins, beaucoup d’explications. Un puits d’information pour des puits de carbone en tous genres, et pour le plaisir des yeux.

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C’était mieux avant

Michel Serres
Le Pommier, 2017



« Cela tombe bien, justement, j’y étais ». Michel Serres a vécu cet « avant », et il nous le décrit avec lucidité. Un « bilan d’expert ». Point de nostalgie, mais des souvenirs précis des époques qu’il a traversées. Et une cible, au carrefour du caractère râleurs des Français, et du vieillissement de notre population, les « Grands-Papas Ronchons. Riches et bavards, devenus majoritaires, électeurs de plus en plus décisifs, cherchant d’autre part à exhiber la réussite de leur existence, ces colériques disent à Petite Poucette, chômeuse ou stagiaire qui paira longtemps pour ces retraités : c’était mieux avant ».
C’est un « manifeste » d’une petite centaine de pages en petit format, que vous pourrez lire dans le métro même aux heures d’affluence. Le manifeste d’un académicien, une trentaine de coups de projecteurs sur l’histoire, les techniques, les mœurs, la santé, l’alimentation, le travail, les femmes, la sexualité, la vie quotidienne, la vie et la mort. Des souvenirs personnels, ou des rappels de ce que nous devrions tous savoir, les guerres, les dictateurs, les maladies. « C’était mieux avant » en prend un sacré coup ! Michel Serres puise dans ses souvenirs d’enfance ou de jeunesse, nous parle de ses parents, de ses voyages « ordinaires », qui prenaient des jours, du travail des paysans, dont le dos était martyrisé, de sa vie en pensionnat. Il nous parle aussi de la « poubelle à outils », où se retrouvent le sextant, les manivelles de toutes espèces, le seau à charbon, « qu’il fallait monter de la cave à l’étage », « la guêpière de la crémière et le gibus de son chaland ». Il nous parle de son accent, qui lui a valu d’être « rétrogradé au classement d’agrégation », au motif qu’il « n’était pas exploitable sur la totalité du territoire ». Il nous parle de la fièvre aphteuse qu’il contracta à 20 ans, « On n’en meurt pas. Non, ce n’est pas la peine de sacrifier, pour elle, des milliers de bovins ».
Des souvenirs d’expert, qui remettent les pendules à l’heure, sans pour autant masquer les difficultés et les problèmes de la vie d’aujourd’hui : « Draguée en restant saine, Garonne lavait donc le linge, vierge de drague, elle est polluée. Ou bien étions-nous moins regardants sur la limpidité du courant et la candeur des culottes ? ». « Avant, nous jouissions de communautés ; chaotiques, fortes en gueule, chamailleuses, à culottes et robes trouées, mais aussi chaudes que fraternités ».
Avant de conclure son manifeste, Michel Serres aborde la place de l’humanité sur la planète. Il part du concept de « grande nation », souvent revendiqué en France, mais « cher payé pour le peuple », pour tenter un « parallèle biologique ». Il constate que toute espèce dominante risque de crever d’avoir gagné, et « pour se sauvegarder, décide de faire profil bas et se résigne à se glisser désormais vers un rang plus modeste. (…) C’est la vraie loi de la jungle, mais l’homme ne le sait pas ».
Lucidité sur le passé se conjugue avec lucidité sur notre futur. « Mieux après produit des « c’était mieux avant » qui mettent en péril le mieux après ».  Ah ! si Grand-Papa Ronchon pouvait foutre la paix à Petite Poucette …

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J’économise l’eau au potager

Quand et comment arroser ?
Blaise Leclerc, Terre vivante, 2017



Le sous-titre du livre est clair : quand et comment arroser ?. Une bonne question, pour 2 raisons : l’une parce que trop arroser donne des fruits et des légumes insipides, et peut les faire pourrir, la seconde parce que l’eau est un bien précieux, qu’il faut utiliser avec parcimonie.
Deux parties dans l’ouvrage, une sorte de petit cours sur l’eau, et tout particulièrement sur son usage au jardin, et une série de fiches sur une trentaine de légumes. La théorie et la pratique en quelque sorte. Le tout agrémenté et complété de très belles photos signées Jean-Jacques Raynal.
La théorie, tout d’abord, mais la théorie présentée par un praticien, toujours proche de l’action. Chaque information est vite insérée dans une approche opérationnelle. Par exemple, l’eau est présente sous différentes formes, et chacune a son influence sur le sol. La température de l’eau est aussi importante pour les arrosages, etc. « Et pour les auxiliaires ? » Voilà la question du gel abordée en lien avec les habitants du sol et la petite faune.
L’eau est la vie, nous le savons bien, mais ici cet adage est expliqué avec la constitution de la matière organique, et le parcours de l’eau dans les plantes. Toujours la perspective du jardin et de sa production. Après un détour sur le cycle de l’eau et les effets du réchauffement climatique, retour à la terre avec un chapitre sur l’eau dans le sol. Comment le sol, selon sa nature, retient-il l’eau, quel lien avec la température du sol, etc.
Nous arrivons ainsi au jardin, aux techniques d’arrosage et sur le choix de la bonne technique en fonction des plantes, des sols, des saisons, des climats. Nous sommes dans le vif du sujet, les économies d’eau au jardin. Les premières réponses aux questions « Quand et comment arroser ? » nous sont apportées, d’une manière générale, avant d’être détaillée dans la seconde grande partie. Les techniques d’économies sont exposées, avec en bonne place le paillage, en tenant compte du rythme des saisons et des périodes de développement des végétaux.
Ce sont ensuite 30 fiches sur autant de légumes, où vous trouverez, après une brève description de la plante et de son fonctionnement organique (racines, réactions à une forte humidité, etc.), la manière de les arroser, les périodes critiques dans son cycle de développement, où elle a des besoins d’eau particuliers. L’auteur-jardinier ajoute quelques conseils issus de son expérience. Vous êtes armés pour cultiver et arroser comme il faut l’aubergine et la carotte, ou encore les choux et le fenouil.
Quand on connait l’appétence des français pour le jardin, on apprécie l’intérêt de livres comme celui-ci, simple et pratique sur un sujet aussi complexe et sensible que l’eau. Le développement durable commence au jardin, et c’est un plaisir !

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Les clés d’un sol vivant

Blaise Leclerc
Terre vivante, avril 2017



C’est une forme de retour à la terre. « Le XXIe siècle est incontestablement celui du retour au premier plan du sol comme solution sine qua non d’une agriculture et d’un jardinage durable », nous dit Claude Aubert dans la préface. Un retour qui s’explique par une prise de conscience, celle de la dégradation continue des sols, dans une agriculture mécanisée et soutenue par des intrants industriels.

Changer d’avenir

Réinventer le travail et le modèle économique

Les économistes atterrés
Les Liens qui libèrent, 2017


« La transition sociale et écologique est la voie d’un approfondissement de la démocratie ». C’est avec cette phrase que les économistes atterrés concluent cet ouvrage, reprenant avant l’heure et à une inversion près, l’appellation du nouveau ministère animé par Nicolas Hulot. Une phrase qui donne le cadre à cette formidable ambition de « changer d’avenir », restreinte par le sous-titre au champ de l’économie, ce qui n’est déjà pas mal. On regrettera malgré tout que ce cadre conduit les auteurs à négliger une forme de travail, très importante à de nombreux égards, le travail domestique, pour ne garder que le travail marchand et le travail du secteur public.

Le jardin DIY

Mat Pemper et Dillon Seitchik-Reardon
Delachaux et Niestlé, 2017



Ce n’est pas « labourage et pastourage », mais « jardinage et bricolage », et il faudrait y ajouter « recyclage », pour être complet. Voilà un ouvrage pratique à usage de tous ceux qui veulent faire eux-mêmes, do it yourself, DIY. La « durabilité » active.

Nouveaux mythes, nouveaux imaginaires pour un monde durable

Sous la direction de Gilles Berhault et Carine Dartiguepeyrou,
Les Petits Matins, 2015

Nouveaux mythes nouveaux imaginaires pour un monde durable

Ecrit dans la perspective de la COP 21, ce livre retrouve toute son actualité aujourd’hui, à l’aube d’un quinquennat, forcément historique, comme tous les quinquennats qui se respectent. Un livre préfacé par Jean-Paul Delevoye, et auquel ont contribué de nombreux auteurs, 22 au total. Ils se sont notamment retrouvés dans le cadre d’un évènement organisé par ACIDD (1) pour explorer « le monde d’après 2015 », après la COP 21.

Le bon gouvernement

Pierre Rosanvallon
Editions du Seuil, aout 2015



Le fait générateur, nous dit Pierre Rosanvallon, est la « prédominance de l’exécutif ». La démocratie s’est concentrée sur la représentation, et a négligé le gouvernement. Une carence grave aujourd’hui où les exécutifs ont pris l’importance qu’on leur connait, en France et dans de nombreux pays du monde. Nous voici plongés dans l’univers de la gouvernance, volet déterminant du développement durable.

Des fleurs sauvages dans mon jardin

Brigitte Lapouge-Déjean et Serge Lapouge
Terre vivante


La vie sauvage est pleine de ressources, et nous pouvons en profiter. Il faut pour cela en avoir envie, et surtout être guidé, car la vie sauvage est complexe, elle revêt des formes parfois déroutantes, et la vie urbaine nous a souvent éloigné de la nature.
Ce livre est destiné à nous ouvrir les yeux, à nous aider à comprendre l’intérêt des fleurs sauvages, et à les aimer. Ces fleurs sont très utiles, et pourraient avantageusement passer du statut de « mauvaises herbes », à un statut d’aides-jardinières. Les spécialistes disent « auxiliaires », mais en réalité ce serait plutôt l’inverse, ce sont les fleurs sauvages qui font l’essentiel, et les humains n’ont qu’à donner le « coup de pouce » pour leur faciliter la tâche.  Le coup de pouce est un art, que Brigitte Lapouge-Déjean et Serge Lapouge nous enseignent dans leur ouvrage, abondamment illustré de très belles photos.

2050 : Quelles énergies pour nos enfants ?

Pierre Papon, ©Le Pommier, 2017



Une forme de traité « Du bon usage des scénarii », appliqué à l’énergie. Pierre Papon a le don des scénarii. Des scenarii à rebours, d’hier, et ceux de demain. Les premiers relèvent de l’uchronie. Une histoire du possible, une réalité « alternative » comme on dit aujourd’hui. Avec des « si », pour explorer un autre futur antérieur. Un Louis XVI entreprenant, conseillé par Necker, aurait ainsi pu dynamiser une politique énergétique en France, et ainsi rivaliser avec l’Angleterre, qui a pris une bonne longueur d‘avance dans son processus d’industrialisation.

Balades gourmandes

Noémie Vialard
Delachaux et Niestlé, mars 2017


Ce n’est pas parce que vous n’avez pas de jardin qu’il faut vous priver de verdure. Il y en a plein le long des chemins, dans les bois, sur les talus. Il faut juste apprendre à les voir, à les cueillir, les cuisiner. C’est ce que vous apprend Noémie Vialard dans ce livre. Vous n’irez plus vous promener sans lui, et vous ferez vos courses en vous promenant. Vous acquerrez aussi, en prime, un regard tout neuf sur la nature, un regard plus perçant, plus gourmand. La nature est généreuse, profitons-en.

Mon petit jardin en permaculture

Joseph Chauffrey,
Terre vivante, 2017

mon petit jardin en permaculture


On pourrait croire que ce livre est réservé aux initiés à la permaculture, il n’en est rien. Le terme de permaculture n’est jamais défini dans cet ouvrage autrement que comme une « méthode de conception ». Aucune théorie ne vient préciser en quoi cette méthode est originale, ce livre est avant tout pratique. C’est l’histoire de son auteur, de son aventure avec son jardin. Du vécu, transmis « brut » à tous ceux qui souhaitent intensifier leur production. Car c’est là le « message » du livre, qui s’insère dans une logique d’écologie urbaine : « l’alimentation pèse pour plus de 30% sur notre empreinte écologique », et « les jardins urbains permettent de relocaliser une partie de la production alimentaire … ». Comment produire sur quelques mètres carrés, en ville ou en périphérie, de quoi faire vivre une famille, ou couvrir une bonne partie de ses besoins ?

Du jetable au durable

En finir avec l’obsolescence programmée
Laetitia Vasseur et Samuel Sauvage
Gallimard, collection Alternatives, 2017

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La production et la consommation responsables sont des classiques du développement durable. Le discours est bien connu, il faut produire et consommer autrement. Pour expliquer cette nécessaire mutation, et lui donner du sens, la question de l’obsolescence programmée est bien commode. Nous l’avons déjà abordée plusieurs « notes de lecture », telles que Zéro Waste, Se libérer du superflu, l’Upcycle, L’incitation aux comportements écologiques et Green nudge, parmi les notes récentes. Sans oublier le mot « obsolescence » lui-même, dans le dictionnaire du développement durable.
C’est simple, l’obsolescence programmée montre tout ce qu’il ne faut pas faire : Produire pour produire, et consommer pour consommer.

Intelligence du travail

Pierre-Yves Gomez
Desclée de Brower, octobre 2016



Il s’agit ici, au fond, de l’intelligence de la société, fruit de l’accumulation d’expériences, de savoirs et de savoir-faire, et du travail de toutes ses composantes. Intelligence aux deux sens, du talent et de la manière de comprendre, et le travail étant entendu sous toutes ses formes, rémunérées ou non, y compris le travail domestique et le temps passé pour satisfaire des besoins de la communauté. Le travail répond ainsi à une demande sociale claire, il a un sens, et chacun peut être fier du travail accompli.

Scénario négaWatt 2017-2050

Association négaWatt, janvier 2017
Synthèse téléchargeable sur https://negawatt.org/IMG/pdf/synthese_scenario-negawatt_2017-2050-2.pdf




Nous pouvons y parvenir. 100% d’énergie renouvelable en 2050, zéro carbone, zéro fossiles, zéro nucléaire. C’est le 4e scénario de l’association, depuis 2003, pour tenter de définir un chemin pour transformer notre modèle énergétique et maintenir le réchauffement climatique en deçà de 2°. Un scénario qui n’est pas une prévision, mais une référence, « une trajectoire et un rythme pour guider l’action ».