Un jardin pour les abeilles

Elke Schwarzer
©Delachaux et Nieslé, 2019, pour l’édition française

Il s’agit d’un livre d’écologie pratique. Vous en tirerez mieux profit si vous avez déjà un minimum de connaissances, notamment en botanique, mais ce n’est pas indispensable. Au-delà des abeilles, et des bourdons, c’est de le leurs gîtes et de leur garde-manger qu’il est question.
Ce ne sont pas les abeilles domestiques qui ont séduit Elke Schwarzer, mais les abeilles sauvages et les bourdons. Des animaux le plus souvent solitaires, moins connus que leurs cousines productrices de miel, mais importantes pour l’équilibre du jardin et la pollinisation.

L’intelligence du stress

Jacques Fradin
Eyrolles, 2008

 


Si le développement durable est un pari sur l’intelligence, cet ouvrage est assurément bien utile. Il concerne la manière dont nous mobilisons nos neurones. Le stress est le signal que ça ne fonctionne pas bien, que l’on se trompe de zone du cerveau à stimuler pour résoudre un problème. Le stress se manifeste par la fuite, l’agressivité ou l’inhibition, selon les situations, et on voit bien qu’aucune de ces attitudes n’apporte de solution durable.

Apprendre à résister

Pour l’école, contre la terreur
Olivier Houdé
© Le Pommier/Humensis, 2019

 

Un livre destiné en priorité aux enseignants et pédagogues, mais riche en enseignements pour tous ceux soucieux des transitions que notre monde doit engager. Il s’agit du cerveau humain, de ses rouages et de son mode de fonctionnement, du « paysage cérébral ». Objectif : « Rendre le cerveau plus robuste ». Il faut souligner l’importance de cette approche à l’heure où les médias sont de plus en plus rapides, sollicitent des réactions immédiates, favorisent la diffusion de « fake news » et de visions simplistes. Nous savons que le développement durable nous invite à « penser autrement » et à apprivoiser le complexe pour répondre aux défis auxquels nous sommes confrontés.

La guerre au plastique est enfin déclarée et Survivre au péril plastique

Jacques Exbalin
© L’Harmattan, 2019

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Des solutions à tous les niveaux
Mathieu Combe
©Rue de l’échiquier, 2019

La pollution par le plastique fait l’objet d’inquiétudes multiples et croissantes. « Si rien ne change, les océans devraient contenir d’ici à 2025 une tonne de plastiques pour 3 tonnes de poissons et d’ici à 2050, plus de plastiques que de poissons (en poids) ». Une citation de la fondation Ellen Macarthur, reprise par Jacques Exbalin, pendant que Mathieu Combe nous avertit : « même lorsqu’il ne se voit pas, il est là ».

Drôles de légumes

De nouveaux goûts à cultiver
Blaise Leclerc, photos de Jean-Jacques Raynal
©Terre vivante, mars 2019

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Le développement durable en pratique, du plaisir « friendly » pour la planète. Le sous-titre est un programme à lui tout seul : de nouveaux goûts à cultiver. Ça tombe bien, le développement durable est la recherche de nouveaux modes de vie, qui nous donneront du plaisir, du bien-être, tout en favorisant la biodiversité et la préservation de nos ressources naturelles. Il faudra changer nos habitudes, s’habituer à des saveurs inédites. Un monde à découvrir, et même, et c’est l’objet de l’ouvrage, à faire vivre nous-mêmes, dans nos jardins. Nous voici acteurs du développement durable, nous en sommes heureux et fiers.

Respirez !

Solutions pour lutter contre la pollution de l’air
Olivier Blond
©Eyrolles, 2019
 
respirez

« La pollution de l’air émerge comme un enjeu majeur de notre temps », nous dit Yann Arthus-Bertrand dans la préface. Le livre d’Olivier Blond tente d’apporter des solutions, il faut le souligner. Il est rare que le mot « solution » apparaisse dans le titre d’un livre sur l’environnement, ou son sous-titre.

Morales espiègles

Michel Serres
©Le Pommier, 2019

 

Un assemblage de 6 textes, construits autour de mots, comme on l’aime au dictionnaire du développement durable. Chahuter, être chahuté, deux lynchages doux, rire dur et rire doux, donner, pardonner, et la vertu du virtuel. C’est bien un livre d’académicien, dont une des tâches est de mettre à jour le dictionnaire de la langue française.
Une réflexion espiègle, donc, sur les mots, pour mettre en évidence les vertus de la transgression. Chahut libérateur, refus de la hiérarchie, l’ouvrage démarre sur la nécessaire liberté à prendre par rapport aux codes et au passé. « Nous changeons, progressons et régressons, nous inventons l’avenir parce que, déprogrammés, nous désobéissons ». « Le chahuteur supporte mal la hiérarchie, le dogme ou le prêt à penser ». Nous voilà dans la logique du refus de l’autorité divine et du « on a toujours fait comme ça ». Mais attention, il ne faut tricher pour autant, et même savoir obéir aux lois de la nature et des choses. « Je hais ceux qui trichent, car ils n’inventeront jamais rien ». Pas de morale, même espiègle, derrière cette affirmation, mais un jugement pragmatique, sur le résultat attendu, la créativité. « La liberté vient des lois ». Une liberté qui nous conduit à nous « délester du savoir accumulé ».
Un livre pas si espiègle que ça, un livre sérieux ou l’amour des mots donne un prétexte à une réflexion sur le progrès.

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La finance verte commence à Paris

Philippe Zaouati
©Editions Rue de l’échiquier, 2018

la finance verts commence a paris

Deux convictions animent Philipe Zaouati, par ailleurs DG de Mirova, filiale du groupe BPCE spécialisée dans l’investissement responsable. Tout d’abord que « la finance sera verte ou ne sera pas », pour reprendre la phrase de Bruno Lemaire au « One Planet Summit », le 11 décembre 2017. Ensuite que Paris a toutes ses chances pour devenir le cœur battant de cette dynamique qui s’engage.

Où atterrir ?

Comment s’orienter en politique
Bruno Latour
©La découverte, 2017 

Un livre puissant et fort utile pour comprendre l’actualité marquée par les gilets jaunes, le grand débat, le Brexit et l’Europe. Au confins de la philosophie, de la sociologie et de la politique.
Au commencement sont trois phénomènes, le réchauffement climatique, la montée des inégalités et la mondialisation, avec leurs conséquences sur les mouvements de population. « Tous se retrouvent devant un manque universel d’espace à partager et de terre habitable ». Un constat qui entraîne que « ni la souveraineté des états ni l’étanchéité des frontières ne peuvent plus tenir lieu de politique ».  Ce qui en tient lieu, c’est le déni du réchauffement climatique, cheval de bataille de Donald Trump et des nantis de ce monde qui ont compris que la Terre ne pourrait pas accueillir tout le monde, et tentent de s’accaparer les espaces dont ils ont besoin.

A la recherche d’une humanité durable

Michel Juffé
©L’Harmattan, 2018

La condition humaine est le thème véritable de cet ouvrage. Elle ne nous satisfait pas, et nous, l’humanité, tentons de s’en extraire. Notre désir de « toute puissance » nous conduit à vouloir s’abstraire de la nature. C’est l’essence même de l’humanité qui est en cause, sur fond d’homme augmenté ou de post humanisme, car nous avons bien du mal à accepter de n’être qu'une partie de la nature. Comment canaliser cette recherche de « toute puissance », de manière à aller vers une « humanité durable » ? Michel Juffé propose plusieurs pistes, comme une Déclaration universelle des fins de l’humanité (DUFH) et des institutions pour la faire respecter.

Un autre monde est possible

Lost in transition ?
Gilles Berhault et Carine Dartiguepeyrou
Editions de l'Aube, 2018

Un autre monde est possible


On se perd facilement dans la transition, il faut donc l’explorer. C’est ce que fait la fondation des transitions, un think-do tank qui ne ménage pas sa peine. Pendant deux ans, un groupe d’experts d’origines variées a planché pour éclairer le chemin. Ils ont découvert 4 postures face aux défis des transitions : les « ça va pétistes », dont le mot d’ordre serait « c’est bien fait ! », les « A quoi bonnistes », qui n’y croient plus beaucoup, « foutu pour foutu… », les « survivalistes », qui ne croient qu’en eux-mêmes pour en sortir, « Tout seul, on va plus vite », et les « transitionneurs », qui sont persuadés, au contraire, « qu’ensemble, on va plus loin. »

Des kangourous dans mon jardin

Georges Feterman et Marc Giraud
©Dunod, 2018

Des kangourous dans mon jardin

« Dès qu’on la laisse libre, la nature se régénère et explose de vie ». Tel est le fond de décor de ce petit livre plein d’optimisme. Pas un optimisme béat, mais une conviction qu’il faut faire confiance en la nature. Le problème est largement dans nos têtes, avec une culture de la domination de la nature, du contrôle de ses mouvements : « Même les espaces dits naturels sont « gérés, » c’est-à-dire qu’on n’y tolère que ce qui nous semble intéressant, sans laisser la nature évoluer spontanément ». Faire avec, comme le dit le paysagiste Gilles Clément.

Pays et terroirs méconnus de France

Georges Feterman
©Delachaux et Niestlé, 2018

pays et terroirs

Si vous voulez « sortir des sentiers battus du grand tourisme », ce livre est fait pour vous. Près d’une centaine de destinations vous sont proposées, avec quelques clés pour en comprendre l’origine et la culture, et de très belles images. Une occasion de profiter de l’immense diversité de la France (limitée dans cet ouvrage à l’hexagone plus la Corse, l’outre-mer aurait encore accru cette diversité) du Nord au Sud et d’Est en Ouest. Pour chaque site, quelques éléments de géologie, qui a souvent déterminé les autres caractéristiques, d’écologie, faune, flore, et de paysages. Un regard rapide mais acéré, qui permet à l’auteur de concentrer en un livre cette approche caléidoscopique de notre pays. « Une vie entière ne suffira pas pour faire le tour de ses splendeurs et de ses merveilles ».

La belle aventure de l’océan

Pierre Royer et Jean-Baptiste de Panafieu
©Dunod, 2018

Un livre qui mêle l’utile à l’agréable. Un beau livre, qui ferait un beau cadeau, et une richesse d’information peu commune. L’histoire de l’océan en 100 dates, une double page par date. Ça commence il y a 4,4 milliards d’années, et ça finit en 2018. Voilà le programme. Pour chaque page, une histoire, un encadré informatif, une photo ou une gravure, et quelques liens vers d’autres pages du livre, d’autres dates, d’autres phénomènes. Il y en a pour les yeux et pour la cervelle.
Ce parti éditorial permet de passer en revue à la fois l’histoire de l’océan, avec les aventures dont il est le support comme des grandes expéditions ou de grandes batailles navales, et les grands phénomènes qui l’animent, comme les « vagues scélérates », signalées pas Dumont d’Urville en 1828, ou les grands courants marins, comme le Gulf stream (il y a 4,1 millions d’années) et le Nino (2014). L’histoire et la biologie, spécialités des deux auteurs, sont au cœur de l’ouvrage. L’Odyssée (vers 700 avant notre ère), les « pilgrims » du Mayflower (1620), et Trafalgar (1805) sont au rendez-vous, tout comme les coraux (2015), les abysses (1960) et le zooplancton (1904).
Vous y retrouverez les grands navigateurs, Zheng He (1433), John Cabot (1497), Vasco de Gama (1498), Bougainville (1766-69), James Cook (1768), Surcouf (1800) et Eric Tabarly (1964) ; vous franchirez le détroit de Magellan (1520)  et le Cap Horn (1616) ; vous verrez apparaître l’Atlas de Mercator (1569), le mille marin (1929), le scaphandre (1775) et le système GPS (1995). Vous saurez tout sur l’aquaculture (1858), l’extraction offshore (1937), les parcs éoliens (2013), et les villes flottantes (2018). C’est une forme d’encyclopédie de la mer, construite autour d’une centaine de phares pour vous éclairer, notamment le fameux Ar Men (1881).
Au total un livre original qui fait le tour du monde, nous rappelle bien des souvenirs, ravivent et complète nos connaissances, et nous ouvre de nouveaux horizons. Alors, tous à bord et bon vent !
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Big five

Le retour des grands animaux sauvages
Marc Giraud
© Delachaux et Niestlé, 2018


Il s’agit ici de ré-ensauvagement. « Qui aurait cru, il y a de cela une trentaine d’années, que des castors, des loutres ou des phoques s’ébattraient à nouveau dans nos fleuves, que des loups hurleraient à nouveau dans nos montagnes ? » C’est l’histoire de cette aventure extraordinaire de la cohabitation du monde sauvage et de celui où nous avons nos habitudes. « La question reste : quel prix sommes-nous prêts à payer pour accepter l’existence d’une vie sauvage libre, indomptée, qui n’a que faire de nos intérêts économiques et qui peut poser des problèmes ponctuels ? »

Liselot des papillons

Marie Wilmer (texte) et Miod (illustrations)
Editions Perspective, 2008

Il s’agit du respect du vivant. « Une histoire pour échanger et réfléchir à la possession et au respect des autres êtres vivants ». Un thème important, qu’il convient d’aborder dès le plus jeune âge. L’esprit de possession est en effet bien présent dans la tête des enfants, et il s’exerce souvent au détriment des animaux, domestiques comme les chats, souvent martyrisés s’ils ne se rebellent pas, ou sauvages comme les papillons que l’on voudrait bien dans un bocal, à portée de vue.

Construire et réparer son vélo

Jenni Gwiazdowski
©Terre vivante, 2018

Vous connaissez le proverbe chinois : Quand un homme a faim, mieux vaut lui apprendre à pêcher que de lui donner un poisson. Nous restons ici dans cette philosophie, de l’apprendre à faire plutôt que de rechercher un produit tout fait. Vous voulez offrir un vélo à Noël, offrez plutôt un cours de fabrication de vélo, + les outils et ingrédients.

Paysans de nature, et A la rencontre de la France rurale qui bouge

Paysans de nature
Réconcilier l’agriculture et la vie sauvage
Perrine Dulac et Frédéric Signoret
©Delachaux et Niestlé, septembre 2018

A la rencontre de la France rurale qui bouge
Clément Osé
©Larousse, septembre 2018

paysans de nature      a la rencontre de la france rurale qui bouge

Est-ce le hasard du calendrier ? En marge du vote définitif de la loi agriculture et alimentation, voici deux livres, publiés le même mois, pour montrer « qu’une autre agriculture est possible ». Une forme d’illustration à l’étude présentée toujours le même mois dans une note de l’IDDRI (1) intitulée « Une Europe agroécologique : une option souhaitable et crédible face aux enjeux alimentaires et environnementaux ».

Des racines et des gènes

Une histoire mondiale de l’agriculture
(2 volumes)
Denis Lefèvre
©Editions Rue de l’échiquier, 2018

   


C’est une histoire de l’humanité, et plus précisément de la France, vue au prisme de la société agricole. Société, et non activité, tant l’agriculture a été productrice, depuis l’origine, d’un ordre social, voire religieux. Le sacré et la terre font bon ménage. Il faut dire qu’il s’agit d’une affaire de survie, et que c’est peut-être encore le cas.

60 idées ludiques et pratiques pour en finir avec le plastique

Jutta Grimm
@Terre vivante, septembre 2018

Un livre d’écologie pratique. Une écologie à la portée de tous, et adaptable au rythme de chacun : « Pour ma part, j’ai testé plusieurs solutions alternatives, et je ne change durablement mes habitudes que si l’alternative en question est vraiment faisable » nous dit l’auteure. Fais ce que voudras, mais voilà quelques trucs pour aller dans le bon sens.
L’ouvrage commence par un chapitre fort instructif sur le plastique dans tous ses états, les différents types, leurs composants, leur nocivité pour notre santé et pour l’environnement. Un plastique omniprésent à cause de ses nombreuses qualités, mais qui comporte aussi quelques défauts inquiétants. Comment s’en passer, telle est la question.

Au bonheur des arbres

Comment ils nous ressourcent et nous font du bien
Direction éditoriale : Brigitte Michaud
©terre vivante, mai 2018

au bonheur des arbres

Il s’agit ici de notre bien-être, et de la contribution que les arbres peuvent y apporter. Et pour cela, retrouver un lien charnel entre humains et arbres. Les auteurs (il s’agit d’un ouvrage collectif, réalisé à partir d’articles parus dans le magazine Plantes & Santé, sur une idée d’Isabelle Saget) constatent que ce lien s’est brisé par deux fois. Une première fois au siècle des Lumières, du fait de l’approche scientifique sans doute trop exclusive, et ensuite avec la révolution industrielle, où l’exploitation de l’arbre a dominé tous les autres sentiments.