Des recettes pour le développement durable

Voilà un élément de réponse au dilemme fin du monde/fin du mois. Le saviez-vous ? 2021 est l’année internationale des fruits et légumes. Ça tombe bien, la consommation de fruits et légumes des Français s’est accrue de 4,5% en 2020. Pourvu que cette tendance se poursuive ! Car cette évolution est bonne pour vous, votre porte-monnaie et pour la planète. Un tripe dividende, avec un aspect économique, un aspect social et un aspect environnemental. Le développement durable est en marche.

Proximité et quête de sens pour changer le monde

Ça devient un marronnier, c’est chaque année la même chose. Une heure pour la planète, earth hour en anglais, revient régulièrement avec le printemps, et aavec son message : il faut se priver pour la planète. Le plaisir et la protection de l’environnement sont ainsi opposés avec constance depuis des années. Est-ce le bon argument pour obtenir des changements de comportement ? Il est permis d’en douter, tout simplement au vu des résultats. Tout le monde (ou presque) est d’accord pour dire qu’il faut faire quelque chose, mais le passage à l’acte ne suit guère. La stratégie de l’alerte à répétition n’a pas produit les effets escomptés, l’appel au sacrifice ne fonctionne pas, ou pas assez.

Le montage de projet, clé de la réussite

Le financement de la rénovation des bâtiments. Comment faire pour booster le programme, comment motiver les intéressés ? Telle était la question posée par le Gouvernement au directeur de la Banque des territoires, Olivier Sichel. La réponse est venue le 17 mars avec une recommandation principale : accompagner les acteurs dans le montage de leurs projets. Une évidence enfin reconnue. Quand j’étais aux affaires, j’avais constaté que les projets soutenus par l’Etat n’étaient pas les plus pertinents, ni les plus urgents ou les plus innovants, mais ceux qui étaient prêts. Aussi simple que ça.

Un Grand Paris pour ses habitants

En marge de la note de lecture sur le livre d’Olivier Razemon sur les parisiens, l’actualité nous offre une illustration des rapports conflictuels entre Paris et sa banlieue. Il s’agit de la limitation de vitesse à Paris, fixée actuellement à 50km/h comme partout, avec des secteurs à 30km/h qui représentent 60% du réseau. Novembre 2020, la Ville de Paris lance une consultation pour une réduction à 30km/h, avec une option pour des exceptions à 50km/h sur certaines voies.

Une croissance d’un nouveau type

Dans l’ouvrage de l’économiste Christian Grollier présenté cette semaine en note de lecture, je découvre que « depuis 1914, le pouvoir d’achat a augmenté d’environ 2% par an en Europe occidentale. Cela fait que nous consommons 50 fois plus de biens et de services que nos aïeux de la Belle Epoque ». Nous vivons plus vieux et en meilleure santé, mais sommes-nous 50 fois plus heureux que nos aïeux ? Nous savons que PIB et bonheur sont deux choses différentes, et que la mesure exclusive de la « croissance » par le volume de nos consommations nous conduit à des erreurs grossières.