100 euros pour l’énergie

Le prix de l’essence augmente, ceux du gaz et de l’électricité aussi, mais c’est bien le premier qui semble le plus sensible. Le souvenir des gilets jaunes est encore vivace. La réaction du gouvernement est d’augmenter de 100€ le chèque énergie. Bonne idée de réduire la charge des foyers les plus modestes, mais ce n’est pas la seule réponse possible. Une autre voie est d’aider les intéressés à réduire leur consommation, sans perte de qualité de vie bien sûr.

Un nouveau regard pour construire le « monde d’après »

Nous avons bien du mal à abandonner les solutions traditionnelles à nos problèmes, même si elles n’ont pas donné les résultats escomptés. La disruption, un mot qui sonne bien dans les débats, peine à entrer dans les mœurs. Nous préférons reprendre les vieilles recettes, quitte à les renforcer et les combiner entre elles, que d’explorer de nouvelles pistes. C’est comme un traitement médical qui ne donnerait rien. La tentation est grande de forcer sur la dose plutôt que d’essayer autre chose.

Pour l’émergence de modèles authentiquement ruraux

Il fut un temps où les révolutions naissaient dans les villes. Aujourd’hui elles partent des campagnes. Que ce soient les talibans ou Boko Haram, ou, plus proches de nous et sous d’autres formes, les gilets jaunes, le mouvement prend sa source et se développe dans les campagnes (ou les petites villes), pour partir à l’assaut des grandes villes et des métropoles. Un retournement qui doit nous interroger, comment les campagnes sont-elles devenues des foyers de contestation radicale, pourquoi cette colère qui bouscule nos institutions, menace et renverse des régimes en place ? Le discours maintes fois entendu selon lequel les villes sont notre avenir est-il remis en question, ou s’agit-il de résistances d’arrière-garde d’une évolution inéluctable ?

Du bon usage des catastrophes

Les catastrophes sont spectaculaires, et nous impressionnent par leur gravité. Elles nous envoient aussi des messages sur des problèmes quotidiens, dont l’impact est au moins aussi important.
Un mégot de cigarette provoque un incendie gigantesque. Deux morts, des maisons brûlées, des milliers d’hectares de forêt partis en fumée, avec les conséquences qui en découlent pour la biodiversité. Une campagne de sensibilisation est envisagée pour lutter contre le jet de mégots dans la nature. Ce n’est pas un problème nouveau, et ses effets ne se limitent pas aux incendies. Chaque jour en France, plus de 300 millions de mégots sont jetés dans la nature. Une bonne moitié des cigarettes terminent leur vie dans les caniveaux ou au bord des routes. Temps d’élimination par la nature : environ 12 ans, le plus souvent dans les mers où les mégots sont entrainés par les pluies et les rivières. Ce sont les plus gros pollueurs des océans, avant même les sacs plastique et les pailles. On estime qu’un mégot, qui contient une cinquantaine de substances nocives, pollue durablement 500 litres d’eau. L’impact est diffus, mais il est considérable.

La qualité de la vie, un oubli fâcheux

Le développement durable est une recherche. La recherche de nouveaux modes de vie, de production, de consommation, qui nous permettent d’améliorer notre qualité de vie en restant dans les limites de ce que la planète nous offre. Ce n’est pas facile, nous voyons bien que chaque année le jour du dépassement (1) se rapproche, le dépassement de notre consommation par rapport à la production de la planète. Certains cherchent une solution dans la fuite en avant, en allant chercher des ressources sur d’autres planètes ou sous la calotte glacière. C’est un pari bien risqué, et surtout une vision ancienne, fondé sur le principe de colonisation, celle de l’espace notamment, qui fait alors l’objet d’une « conquête ».