Les taxons de la finance

C'est le 23 janvier dernier qu'un accord a été conclu pour une taxonomie verte européenne. Taxonomie ? C'est une branche de la biologie dont l'objet est de décrire les organismes vivants et de les regrouper en entités appelées Taxons, pour mieux les observer et comprendre leur fonctionnement. Une forme de classification, qui fait apparaître des propriétés, des comportements. Voilà donc la taxonomie appliquée à la finance. ça n'a pas été facile, mais les négociations sur le projet proposé par la Commission européenne en mai 2018 ont débouché sur un accord dans un déli raisonnable, compte-tenu du rythme européen.

Au-delà du contrôle continu

La décentralisation est à nouveau sur la selette, avec l'hostité manifestée par les enseignants face au contrôle continu : Une possibiliré d'écarts importants dans les niveaux exigés dans les différents établisements, et un risque d'inégalités qui menacerait l'unité républicaine. Au-delà de cette question d'actualité, la décentralisation est souvent source de débats du fait de la confrontation entre deux aspirations légitimes l'une et l'autre. D'un côté, la décentraisation provoque inévitableent des différences de traitement d'un teritoire à l'autre, lesquelles peuvent être interprétées comme des failles dans la recherche d'égalité inscrite dans nos principes fondateurs. De l'autre, la demande est forte de la part des citoyens d'une proximité avec les dirigeants, notamment ceux qu'ils ont élus. La décentralisation permet en outre d'adapter les solutions aux contextes locaux, eux-mêmes plus ou moins favorables, avec le risque d'accroître les écarts. Mais aussi la possibilité des les réduire, de plusieurs manières. Soit en valorisant au mieux ses propres atouts, plutôt que de se caler sur des modèles inadaptés, soit en activant une forme de solidarité de manière à ce que les régions les plus favorisées soutiennent celles qui auraient moins de chances. Ces deux aspirations ne sont donc pas contradictoires par nature, et il doit bien y avoir une manière de les conjuguer. La grande phase de décentralisation qu'a connu la France en 1982 et 1983 a laissé une latitude aux collectivités locales de s'administrer selon leurs voeux, sans que l'unité nationale ne soit effritée, et, dans de nombreux pays démocratiques la décentralisation ne provoque pas d'inégalités, et a permis de réduire celles qui existaient avant, au point que les régions les plus riches rechignent parfois à payer pour les pauvres. Ce n'est donc pas la décentralisation en soi qui est en cause, mais la politique qui est menée. Bien sûr, la centralisation permet en façade d'esquiver ce débat, mais nous savons bien que les choix centraux, souvent moyennés, ne répondent guère aux besoins sur le terrain, et ne provoque que des mécontentements, avec des récriminations sur les "technos" qui prennent les décisions, à Paris ou à Bruxelles. La décentralisation présente l'avantage de ne pas s'exposer à ces critiques, mais elle permet aussi d'expérimenter une gamme de réponses. La diversité des solutions mises au point dans chaque territoire est un atout indispensable pour progresser dans un monde en évolution rapide. C'est une sorte de banc d'essai qui se constitue ainsi, qui permet aux décideurs du centre et la périphérie de choisir les solutions les plus adaptées. Aucune formule n'est donc parfaite en soi, et quel que soit le choix, c'est la manière dont elle est mise en oeuvre qui permet d'éviter les dérives et d'en tirer le maximum de bénéfices pour avancer "durablement" dans un monde incertain.  

Edito du 22 janvier 2020

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Un nouveau regard

La question des retraites illustre les difficultés à adopter un nouveau mode de penser, comme il le faudrait pour aller vers le développement durable. Keynes le disait bien, en affirmant que le plus dur n'est pas d'adhérer aux idées nouvelles, mais de se libérer des anciennes. Nous avons abordé la question des retraites comme avant. Mêmes interlocuteurs, avec leurs enjeux particuliers, même état d'esprit, même cadre de réflexion. Difficile de penser autrement dans ces conditions. Les "négociations" reviennent inélucablement sur les paramètres et les modes de calcul des droits. Les jeux de rôle occupent le terrain, et la mobilisation se fait sur des les positions traditionnelles, issues des luttes antérieures et du rappel des principes qui présidaient à la création du système actuel. Une époque où il fallait assurer des vieux jours de courte durée - on était vieux le jour de sa retraite pour la plupart des intéressés  -,  pour une faible part de la population et un chômage quasi inexistant.

Retour sur terre

La planète Mars fait rêver. Les américains et les chinois notamment rivalisent pour y aller les premiers. Le mot clé est "conquête". La conquête de l'espace est portée au pinacle. Sans doute l'influence de Star war, ce vocabulaire militaire. Pourquoi conquête, alors que le mot "exploration" aurait été, semble-t-il, plus approprié. S'agit-il de s'approprier de nouveaux territoires, de nouvelles ressources, ou de mieux comprendre les origines et le fonctionnement de notre planète, dans le système solaire ?