Les discours contre-productifs

La communication officielle sur le vaccin anti covid est étonnante. Il n’est question que de précautions, de suivi attentif, de pédale en permanence sur le frein. Bien sûr, il s’agit de rassurer les français, tout est fait pour qu’il n’y ait pas de suite malheureuse à une injection. Mais à force de parler de ce qu’il faudrait éviter, c’est le risque qui remplit la scène à lui tout seul la scène, alors qu’il ne devrait n’être qu’un personnage très secondaire. Les bienfaits attendus du vaccin sont relégués au deuxième plan, et c’est la défiance, fille du risque, qui marque des points. A trop vouloir rassurer les pouvoirs publics distillent l’idée que le vaccin est dangereux. Sinon, pourquoi prendrait-on tant de précautions ? Résultat : le camp du rejet prospère.

Au fond du trou

J’ai reçu beaucoup de messages se réjouissant de l’optimisme dont je ferais preuve dans mes livres, notamment le dernier, Le vent s’est levé. Une occasion de parler de ce mot, optimisme, qui n’est pas encore au dictionnaire du développement durable. Voici donc une réflexion que de mot inspire, et qui a toute sa place aux jours les plus sombres de l’année, le solstice d’hiver et les nouvelles alarmantes sur le front sanitaire. Comment parler d’optimisme quand nous sommes au fond du trou ?

Le progrès n'est plus ce qu'il était

Les sondages l’affirment : les Français pensent que leurs enfants vivront moins bien qu’eux. Le progrès, tel que les Trente Glorieuses nous l’avaient fait espérer, n’est plus garanti. De nombreux indices nous le font savoir. Il n’y avait presque plus de clochards dans les rues, on pouvait croire que la misère était vaincue, et voilà des milliers de SDF sous nos ponts ou sur les trottoirs. Le temps de travail diminuait régulièrement, on nous annonce désormais qu’il faut travailler plus et plus longtemps. Les services publics sont débordés ou disparaissent de larges parties du territoire, les écoles ferment dans les centres-villes et les campagnes. Et puis, bien sûr, les avatars qui nous tombent sur la tête : le climat, la biodiversité, les océans, les migrations humaines, la mondialisation.

Les atouts des petits commerces indépendants

Le black Friday fait couler beaucoup d’encre au sujet des petits commerces indépendants qui ne peuvent entrer dans une course folle aux rabais. Ceux-ci sont également victimes du e-commerce qui s’est particulièrement développé pendant la crise sanitaire. Une étude(1) vient de préciser les dégâts déjà réalisés depuis une dizaine d’années : moins 114000 emplois dans le petit commerce, pour 33000 créés dans le commerce de gros, soit une perte nette de 81000 emplois en France. Et c’était avant le bond que le e-commerce a connu cette année. Retenons que, pour un emploi créé d’un côté, ce sont deux qui disparaissent de l’autre. Est-ce durable, doit-on continuer à laisser s’installer un peu partout les immenses entrepôts d’Amazon et de ses émules ?

L'humain et la planète

Les grandes lignes de la nouvelle réglementation environnementale des bâtiments, la RE2020 viennent d’être rendu publiques, le 24 novembre dernier. Une bonne surprise à la réception du dossier de presse : le titre. « Éco-construire pour le confort de tous ». Les habitants et usagers ne sont pas oubliés, il faut assurer leur confort.