Du tourisme prédateur au tourisme durable

De plus en plus, les habitants des grandes villes touristiques, comme Barcelone et Venise, se rebiffent. Trop de touristes, ce qui compromet la qualité de vie des habitants permananents, et parfois même la préservation du patrimoine objet de l'attractivité touristique. Une activité non durable, dans ces conditions, puisqu'elle contient en elle-même les causes de sa perte. Un tourisme qui se révèle prédateur, qui exploite comme une rente un contexte qu'il dégrade de multiples manières, fréquentation trop intense, pressions sur les loyers, transformation de quartiers populaires, etc.

Villes et campagnes en AFrique

Le développement de l'Afrique est à la Une des journaux. 40% de la popuation mondiale en 2100 sera africaine, et la question des villes, déjà préoccupante, pourrait s'aggraver si l'on en croit les spécialistes comme ceux de l'OCDE cités par Le Monde daté du 8 août. Leur développement anarchique est la cause de nombreux problèmes, comme la pollution atmosphérique, qui provoquerait plus de décès que l'absence d'eau potable. Il serait urgent de trouver un modèle de "ville africaine durable"', adapté aux conditions particulières du continent, et notamment à la faiblesse des revenus des nouveaux urbains.

Au-delà du 2 août

C'est depuis le milieu des années 1970, il y a donc une bonne quarantaine d'années, que l'humanité déroge à la règle d'or. Elle consomme plus de ressources que la terre n'en produit. Un déséquilibre qui s'accentue chaque année, si bien qu'en 2017, nous auront consommé 1,7 fois ce que notre planète nous aura fourni. C'est le 2 août, précisément, que commence notre vie à crédit : nous avons consommé toute la production de l'année. Nous tapons donc dans la capital, le "revenu" de l'année ayant été entièrement dépensé le 2 août.

L'approche collective

L'autoconsommation d'électricité, la consommation de celle que vous produirez vous-même, est une démarche séduisante, mais l'équilibre production/consommation sera bien difficile à trouver. L'approche collective, à l'échelle d'un groupe d'acteurs, semble prometteuse, car elle permet des échanges entre acteurs de profils différents, particuliers, commerces, industries, etc. Une approche explorée depuis quelques années en région Rhône-Alpes, dans le cadre d'un programme intitulé "centrales villageoises", déjà évoquées dans ce blog.

La bonne alternative

Plutôt que l'interdiction, l'attractivité est la bonne manière de "vendre" le développement durable. La tentation est forte, en effet, d'interdire tout ce qui est néfaste à la planète, mais les résistances sont fortes. Sans adhésion des principaux acteurs, les règles contraignantes seront contournées, et les gendarmes, quels qu'ils soient, resteront impuissants. Laisser au fonds des puits de pétrole les milliards de barils qu'ils contiennent est une nécessité absolue. Il est toujours possible d'en interdire l'exploitation, mais la meilleure manière d'obtenir ce résulat est que d'autres énergies s'imposent.