Trop de députés ?

Entendu à la radio, il y aurait trop de députés pour le travail législatif. 400 à 450 suffiraient bien, au lieu des 577 actuels. Pourquoi pas, mais il me semble que, comme d'habitude, on met la charue avant les boeufs, c'est à dire qu'on donne la réponse avant d'avoir posé la question. Qu'est-ce que le travail législatif ? Un travail de spécialistes, de juristes essentiellement, en chambre à Paris, où l'on auditionne les véritables acteurs ? Un simle travail de commissaire aux comptes, qui contrôle l'action du gouvernement, et la bonne exécution du budget ?

Le double dividende

La phrase à la mode "et en même temps" nous renvoie au double dividende. Contrairement à l'idée très répandue qu'il faut choisir entre deux objectifs, (on ne coure pas deux lièvres à la fois) il s'agit de gagner sur deux tableaux. En faisant les bons calculs, c'est à dire en y incluant tous les coûts, immédiats et décalés, y compris les coûts diffus, l'environnement est le plus souvent une bonne affaire. Le coût de la pollution de l'air est estimé à 100 milliards chaque année, celui du bruit à près de 60 milliards. La prévention couterait beaucoup moins cher, et plusieurs études montrent que la non observation des règles environnementales coûte très cher à la collectivité.

Quelle proportionnelle ?

Le développement durable nous conduit à reposer les questions, pour s'assurer qu'elles soient  bien formulées. Combien de débats stériles à partir de mauvaises questions ? Il faut aussi ne pas se priver a priori de certaines réponses, et explorer tous les futurs. Le débat s'ouvre aujourd'hui sur la proportionnelle. Un thème récurrent, avec les adeptes d'une représentation de toutes les sensibilités, et ceux de l'attache territoriale.

Une décision révélatrice

La décision de Donald Trump de se retirer de l'accord de Paris sur le climat inquiète à juste titre. Le prix à payer serait trop élevé, ce serait un obstacle à la dynamique économique américaine. La réaction est révélatrice, et donne de la lutte contre les dérèglements climatiques une vision nouvelle. Tous nos dirigeants, politiques ou économiques, en France, en Europe et dans le monde, y compris en Amérique,  découvrent que ladite lutte n'est pas un frein à l'activité, mais un moteur.

Au-delà de la droite et de la gauche...

Ni droite ni gauche, et droite et gauche, le débat est ouvert. Est-il bien posé ? Droite et gauche ne sont-elles pas des commodités de langage, et à géométrie variable selon les interlocuteurs. Ce sont des enveloppes regroupant des valeurs, des sentiments, des idéologies, avec une grande variabilité et des dosages parfois surprenants. Le développement durable nous invite à revenir aux questions de fond, et à s'interroger sur la manière dont elles sont posées.